Comment qu'on sait?

Publié le par La Liseuse

Longue après-midi de culture et de rire.

Rencontre inédite, entre deux pavés.

Tentative d’apprentissage.

Moi: «Comment qu’on sait? (!) Quand on plaît, comment le deviner?»

Epargnez-moi le regard de merlan frit et le "body language", parce que, à ce moment, je vous promets que tous les soirs de cuite, je suis irrémédiablement en train de chauffer mon reflet dans le miroir de l’ascenseur! Vas-y que c’est un truc de gue-din et que ça touu-ouurne (pitoyable, mais j’ai un vocabulaire extrêmement développé ces nuits-là…).

Hé bien, justement! On ne sait pas! Ouh le scoop! C’est dans l’air. Dans le centre de gravité qui penche vers vous. Dans les yeux qui plissent en vous déshabillant (mentalement). Dans le sourire béat. Dans les compliments qui n’en sont pas, parce que vous ne les avez simplement pas saisis au vol. Et je peux savoir comment suis-je repérer tout cela, moi, la myope du désir? Hé bien tu apprends. Tu observes. Et tu laisses aller les choses. «Moi? L’impatience faite femme?» (je dis moi, mais on est toutes pareilles, non?). Oui. Il faut savoir goûter au temps.

D’accord, je ne vous livre pas la révélation de l'année. C'est pas grand-chose, à vrai dire...

Mais je vous promets que certaines personnes ignorent totalement ces bases. Dont moi! «Naaaan, il me draguait? N’importe quoiiiii!» Et la bave qui dégoulinait, c’est le Prozac au goûter? Evidemment, il y a des moments où tout s’éclaire. Et d’autres où l’on reste incapable d’interpréter le moindre geste, la plus infime mais remarquable avance. Sauf une main. Qui vous touche. Prête à tout. A rien. Qui vous rappelle que si, si, vous plaisez toujours. Vous n’êtes pas prête, mais vous savez encore allumer un corps.

 

Une fois seule, un passé qui vous assaille. La faim qui s’absente. Le froid qui vous enserre.

«Comment qu’on sait?»

On l’ignore. Et ça en fait tout le charme, le chaos, la magnitude.

 

 

 

(!) Je sais, j'aurais pu mieux trouver, mais il était 18h30 et j'avais froid.

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