J'me suis fait rouler!

Publié le par La Liseuse

 

 

Sur la marchandise. TOUTE la marchandise !

Bon, ça fait pas mal de choses à citer, à proclamer, sur lesquelles rouspéter… Mais il y a les faits principaux qui donnent envie de « Remboursez ! Remboursez ! » ou de « Pas content ! Pas content ! ».

Bon, déjà, quand j’étais gosse, le sacro-saint conte de fées, l’amûûûr, adorable, mignon, oh ! les pâquerettes et le prince qui arrive au moindre soupir à la vitesse Cataclop. Y a PAS de prince sur son dada. S’il roule en deux places, ce n’est pas pour le style. Il croit qu’en vous balançant qu’une petite voiture consomme forcément moins d’essence et que l’écologie, c’est son kiff, il vous fera oublier les 122 euros restants sur son compte le 5ème du mois. Vous en connaissez un, de prince ? Un vrai ? Gardez-le au chaud, faites-le mijoter une dizaine d’années. Vous m’en reparlerez… Et puis les princesses, elles, ce sont toutes des péta***s ! Sauf Diana. Et aimer, ça n’est pas regarder dans la même direction (va te recoucher, Saint-Ex !), ce n’est pas se regarder dans le blanc des yeux jusqu’à la fin de ses jours ! C’est assumer un quotidien difficile, souffrir quand l’autre a mal, faire l’amour pour se réconcilier, manger comme des ogres parce que le goût des autres s’efface un temps, subir l’absence et le manque comme la plus violente note de désir. Aimer, ce n’est pas beau ! C’est fort !

Après, l’école. Laissez-moi rire. Saviez-vous que les Français se situaient au niveau de la Bulgarie et de la Biélorussie pour la pratique de l’anglais ? Malgré 60.000 profs de langue ? Et presque autant de réformes scolaires ? Saviez-vous qu’à peine 40% des diplômes étaient reconnus par leurs possesseurs comme « utiles » pour leur entrée dans la vie professionnelle ? Que l’on m’explique enfin pourquoi un jeune diplômé en pharmacologie finit libraire à temps partiel (grand bien lui fasse, se détourner des chiffres pour la culture… J’irai souvent acheter chez lui !). Non, décidemment, faites de votre éducation un enseignement (et un enrichissement) personnel. Et sachez ne pas perdre courage.

Les parents. Heu ? Oui. Une institution en perdition. Entre Psychologies Magazine, Freud et Françoise Dolto,  leurs responsabilités se perdent, se dénudent, se dés-affranchissent… Qu’est devenu le rôle parental ? Une génération nouvelle s’est installée, la génération du « Je dois faire quoi ? Je n’ai pas d’avis ! Je suis perdue devant les colères de mon fils… » Serons-nous encore capables d’élever nos enfants comme avant ? Avec cette bonne vieille éducation qui veut que l’on ne mange pas avec ses coudes sur la table, qu’insulter ses parents mérite une fessée, qu’envoyer un texto pendant que l’on mange au restaurant est impoli,  que parler comme ses potes (c’est-à-dire ne plus parler qu’en demi-phrase et sans grammaire précise…) n’est PAS un mouvement fashion… Prenez conscience, maintenant, please !, de l’urgence de gommer les défauts d’une ère « rapide-je consomme-on baise ? »

L’apparence. Faire défiler un mannequin taille 42 est vulgaire. Quand on sait que la taille moyenne française est le 42, (ha parce que vous croyiez toujours que c’était le 38 ? Non, non. Plus depuis 2004 !) merde, quand on marche dans la rue, les filles, cachons nos bourrelets qu’ils ne sauraient voir ! Pourtant, Crystal Renn (taille 46) est l’une des femmes les plus demandées par les couturiers. D’accord. Où est la logique ? Dans un magazine connu (dans un… ne devrais-je pas dire « dans tous ? »), une journaliste prône le « bien dans sa tête, bien dans son corps, à bas les régimes, assumez vos rondeurs ! » en page de gauche… Et à droite, ha ben, tiens, vlà-ti pas une publicité pour Elancyl Offensive Cellulite. Et l’équivalent deux pages plus loin, sauf que là, c’est Somatoline Anti-cellulite. On nous bouffe. Notre cerveau a beau tenter d’enregistrer qu’être bien signifie s’accepter, on nous inonde de publicités avec d’aguichantes maigrissimes formes (numériques ?) où les corps semblent plus immensément beaux, grands, élancés, minces, que jamais… (et sachez que c’est exactement pareil pour les hommes !) Tant que l’on ne comprendra pas que tout n’est que manipulation et commercialisation, les filles… Nous sommes belles/beaux. Ce n’est pas au monde de déterminer notre charme. C’est à nous de le définir et d’en imposer la splendeur. Tous !

Je n’ai que trop à dire, trop à souligner. Cette génération de « dé-ratés », c’est la mienne. Je la supporte, la soutiens, ne la comprends pas. Je suis d’ailleurs et d’ici. Je n’aime que les contrastes, les forces, les vérités.

Et vous ? Qu’est-ce qui vous révolte ? Qu’est-ce qui vous insurge ? Qu’êtes-vous prêt(e)s à remettre en question ?

Commenter cet article