Putain de PEA!

Publié le par La Liseuse

(C’est Beigbeder qui l’a dit !

D’accord, je suis 14 ans en retard, but who cares, mes Loulous ? )

 

Si au moins j’avais pris la peine de ne pas snober ses bouquins, je n'aurais pas perdu tout ce temps à me poser des questions sans réponse, mais non, il a fallu que je me cloître entre Baudelaire, Bobin, Freud, Camus et autres "classiques-qui-resteront-des-classiques-mais-que-personne-ne-vous-reprochera-de-mépriser-c’est-plus-tendance". Les grands auteurs n’ont plus le prestige qu’ils avaient, mieux vaut une bonne nouvelle bien concise (trois feuillets, ça compte ?) qu’un bouquin de trois cent cinquante pages rasoir où le héros n’est pas le personnage principal, ha non, parce qu’en fait c’est le narrateur, mais connaissez-vous la notion d’auteur selon l’approche phylogéné…

Ha, j’ai perdu une vingtaine de lecteurs. 

(Je fais des rechutes littéraires, j’ai oublié mes pilules ce matin…)

Revenons à nos histoires sans culture !

On m’a baignée dans les « L’amour c’est trop beau », « L’amour c’est des belles roses », « L’amour quand tu l’as trouvé, il est trop dans ta vie ». Et je me suis noyée dans les « Vaut mieux se quitter maintenant », les « Casse-toi » (avantage : radical !, désavantage : radical !) et les « Tu gardes le presse-agrumes, je garde le cuit-vapeur ». J’ai comme l’impression qu’il y a paradoxe sous roche, là…

C’est drôle comme avec l’âge, les mensonges tombent comme des mouches. Du Père Noël au désir éternel, il n’y a qu’un pas. Petite, je voyais le couple de mes parents évoluer et encore aujourd’hui, ils s’aiment comme des adolescents. Je me demande s’ils ne sont pas la (très rare) exception qui confirme la règle. Et qui, en contrepartie, fait de ma vie une pathétique suite de rencontres vouées à un échec aussitôt confirmé. Une fois la barre placée aussi haute, comment l’atteindre ? Je me sens tellement ridicule d’avoir voulu toucher la lune quand je n’ai encore côtoyé que des crapauds… C’est un peu comme rencontrer Claudia Schiffer et vouloir lui ressembler. Ha ha. Bonjour le modèle. Bonjour la désillusion. Bonjour Weight Watchers!

Et si… On se disait qu’il n’y a aucun idéal ? Aucun préjugé ? Aucune valeur sûre ?

Demain, BIM, le prince charmant, après-demain, BIM, le connard ! Ce n’est pas grave, à 25 ans, le chemin est encore long et les aventures nombreuses…

Je suis assez tentée. Versatile, moi ? Nooon ! J’ai plutôt besoin d’un bon coup de baguette magique, histoire de libérer mon pessimisme du placard et de pouvoir regarder un homme sans imaginer immédiatement ses défauts et ce qui se cache derrière ce sourire charmeur. Une mère possessive ? Un maniaco-dépressif ? Un témoin de Jéhovah (vous envisagez vous aussi votre reconversion ?) ? Un « une » (ha, on n’aurait pas dit pourtant…) ? Un enragé du peigne ? Un « je ne suis pas marié, mais attends, j’ai ma femme en ligne » ?

Bon, allez.

Je m’en vais poursuivre ma beigbedérisation.

Et si quelqu’un avait la gentillesse de me secouer d’ici quelques mois si je suis encore aussi cynique et de mauvaise foi, ce serait adorable. 

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