Révisions, révisions...

Publié le par La Liseuse

Ça y est !!!

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Les révisions. Les vraies, les seules qui me donnent ma dose d’adrénaline annuelle (ha sauf hier, lorsque j’ai trouvé un scorpion - marseillais, le scorpion ! - dans mon verre…), des yeux bovins soulignés de valises mauves et un bronzage presque naturel (deux heures d’exposition quotidiennes, sous un transat fabriqué maison, à la fenêtre d’une chambre glauquissime – et pour cause, des fardes, des feuilles volantes, des schémas, des livres de 1952, des stylos qui n’écrivent plus, mais on ne sait jamais, un bazar monstrueux car mes vêtements se limitent désormais à une jupe et un t-shirt mais que la tentation de m’habiller correctement semble m’effleurer chaque matin…).

On ajoute à ce beau portrait des cheveux en chignon depuis trois jours, des boules Quiès rose fluo (le moindre bruit et je tue !) et une incapacité à répondre à toute question rationnelle. Mais qu’elle est chou, la fifille!

Tout ceci pour vous dire que non, je ne vous oublierai pas cette semaine, mais que je vais arrêter limiter mes articles et que je n’aurai certainement pas une logique à toute épreuve…

Sur ce, petits conseils de lecture pour ceux dont les neurones auront besoin d’être aérées (on arrête toutes les deux heures, on s’aère, on respire – pour ceux dont le stress empêche le réflexe inspiration-expiration) :

POUR LES COURAGEUX :

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La Terre des oublis, Dhuong Thu Huong, 699p.

Alors qu'elle rentre d'une journée en forêt, Miên, une jeune femme vietnamienne, se heurte à un attroupement : l'homme qu'elle avait épousé quatorze ans auparavant et qu'on croyait mort en héros est revenu. Entre-temps Miên s'est remariée avec un riche propriétaire terrien, Hoan, qu'elle aime et avec qui elle a un enfant. Mais Bôn, le vétéran communiste,réclame sa femme. Sous la pression de la communauté, Miên retourne vivre avec son premier mari. Au fil d'une narration éblouissante, l'auteur plonge dans le passé de ces trois personnages, victimes d'une société pétrie de principes moraux et politiques, tout en évoquant avec bonheur la vie quotidienne de son pays, ses sons, ses odeurs, ses couleurs...

POUR LES PARESSEUX :

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Diotime et les Lions, Henry Bauchau, 64p.

A travers la lutte avec les lions, dans l'ivresse du combat et dans la prédilection que lui témoigne son grand-père, c'est aux plus troublants interdits que Diotime est confrontée. Mais sur la peur, le désir, la sauvagerie, la transgression, la violence de la féminité, Henry Bauchau projette la lumineuse sagesse de l'Orient. De sorte que son récit - mince et pourtant inépuisable - semble se jouer de la transparence des mots pour mieux atteindre à l'essentiel. L'histoire de Diotime se lit comme une aventure, et elle rayonne comme une parabole.

POUR LES « SI JE NE DECONNECTE PAS MAINTENANT, JE TRONCONNE TA MERE ! » :

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Le bestial serviteur du Pasteur Huskoonen, Arto Paasilinna, 309p.

A l'approche de la cinquantaine, le pasteur Oskar Huuskonen traverse une mauvaise passe. Son mariage bat de l'aile, sa foi vacille, ses prêches peu conformes aux canons de l'Eglise lui attirent les foudres de ses supérieurs et ses paroissiens le désolent. Comme si cela ne suffisait pas, ses ouailles décident de lui offrir pour son anniversaire un cadeau empoisonné : un ourson qui vient de perdre sa mère, spectaculairement morte par électrocution au sommet d'un pylône à haute tension du village. Mais le pasteur s'attache peu à peu à l'animal et pousse la sollicitude jusqu'à lui construire pour l'hiver une tanière tans laquelle il finit par le rejoindre, en compagnie d'une charmante biologiste venue étudier les mœurs de la bête. Il n'en fallait pas moins pour que la vie d'Oskar Huuskonen bascule : la pastoresse demande le divorce, la biologiste prend la tangente et l'évêque, lassé des bizarreries du pasteur, le met d'office en congé. Ruiné et l'esprit chagrin, Huuskonen décide de partir à l'aventure avec son ours. Un long périple qui les mènera de la mer Blanche à Odessa, Haïfa, Malte ou Southampton, en quête d'un sens à leur existence.

POUR LES SUSPICIEUX :

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Le Secret de Big Papa Wu, Diane Wei Lang, 283p.

Quand un vieil ami de sa famille lui demande de retrouver un sceau de jade ancien volé dans un musée pendant la Révolution culturelle, Mei ne se doute pas qu'elle va devoir, pour résoudre l'énigme, fouiller dans son propre passé et dans celui de sa mère...
Un passé trouble qui implique un ancien garde rouge devenu maître chanteur, une jeune prostituée, un agent du gouvernement très haut placé et un antiquaire rescapé des camps de Mao. Des ruines du palais d'Été aux salles de jeu clandestines en passant par les ruelles obscures du vieux Pékin et les tours de verre des quartiers neufs, l'enquête de Wang Mei nous plonge dans une ville immense et millénaire, hantée par les années tragiques de la Révolution.

A bientôt les Choupinous !

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